It was 2013…

22 janvier, peut-être un peu tard pour faire un bilan de l’année écoulée. Ou peut-être pas. Comme dirait l’autre, mieux vaut tard que jamais. Et surtout, il n’est jamais trop tard pour s’arrêter quelques instants, et se remémorer des moments à la fois si proches et si lointains.

2013 fut une année de contrastes. De changements, de bouleversements même parfois. C’est un peu étrange quand j’y pense car je pourrais la diviser en deux, de janvier à juin, et puis les six autres mois si différents et étrangement parfois semblables aussi.

Janvier. Nouvelle année, nouvelles résolutions comme celles de continuer à maigrir (challenge réussi au passage, même si ces dernières semaines ont été moins raisonnables). La neige qui paralyse les rues, mais qui rend les rues si belles. Les balades le bonnet vissé sur la tête pour se protéger du froid. Et ma 1ère inspection. Avec un excellent rapport à la clé, ouf !

Février débute par un week-end parfait de Coupe Davis dans ma ville. Trois jours à mitrailler les joueurs, à profiter de l’ambiance, du spectacle. Et l’autographe souriant de Jo Tsonga.

Mars, mois étrange. Baisse de moral, de motivation. L’impression que les autres avancent sans moi. Solitude, doutes. Et puis, des éclaircies rayonnantes : Grégorio au Zénith avec mon indispensable, une formation avec une conférence passionnante et fascinante de Martin Winckler. Faire l’hôtesse d’accueil d’un jour pour le boulot et en récolter satisfaction et compliments.

Les vacances d’Avril pointent leur nez. L’occasion de dévorer des bouquins. Je dévore, en anglais, de la littérature para-austenienne : Amanda Grange et ses journaux (Darcy’s Diary et Captain Wentworth’s Diary) et sa correspondance (Dear Mr Darcy, un vrai coup de coeur dévoré en quelques jours), le Charlotte Collins de Jennifer Becton, les deux volumes de Susan Kaye qui racontent Persuasion différemment…

Mai et ses ponts ont raison de ma motivation au travail. Je prends l’air et le soleil aux Plages du Débarquement. Je découvre, enfin, le visage de la future Mrs Mosby. Et, poussée par BFFC, je m’inscris sur un site de rencontre.

Juin débute un samedi à Roland-Garros. Journée marquée par le soleil, deux beaux matchs, et deux autographes à la clé (Llodra et Leconte). Je suis un peu sceptique sur les messages que je reçois via le site de rencontre. Jusqu’à un mail du 6 juin qui va tout changer. Juin c’est aussi la fin de l’année scolaire, la nostalgie qui revient, les élèves à qui on dit le coeur parfois serré au-revoir.

Juillet-Août. Quelques jours en Bretagne. Les battements fort du  coeur. Les centaines de sms échangés. Les débuts d’une relation et mes peurs qui finissent par disparaître. Sentir sa main dans la mienne. Les quinze jours d’absence qui m’ont paru durer une éternité. Et puis, les tensions avec BFFC qui créent des plaies durables et font mal.

Septembre. La rentrée. Nouvelle routine, une vie entre deux appartements. Mes 30 ans. Les débuts de la vie à deux, le marché le week-end, la cuisine le soir. Se pincer et se dire qu’on s’habitue bien vite à cette vie à deux et que c’est un peu effrayant.

Le reste, il est ici. Alors, et 2014 ? Des résolutions ? Des souhaits. Des projets. Des envies.

Notre emménagement. Cette nouvelle vie qui commence. Savourer chaque instant. Faire des projets : un week-end en Baie de Somme, lui faire découvrir la côte de Granit-Rose. Continuer à être bien dans mon corps. Se mettre (enfin) au jogging car j’aurais un environnement idéal pour cela et un coach à domicile. Continuer le step aussi parce que ça me fait un bien fou. Se détacher des mesquineries. Lire au moins trois livres par mois. Économiser plus. M’offrir un sac de chez Nat&Nin (oui, c’est très contradictoire, j’en ai bien conscience). Et écrire plus souvent ici.

Instantanés #1

Près d’un mois à rattraper en images, voilà ce qui arrive quand on manque cruellement du temps pour s’installer confortablement devant l’écran, une tasse de café à portée de main. Ce matin, avant de courir un peu partout pour la préparation du déménagement, j’ai décidé de le prendre enfin, ce temps à moi pour écrire ici.

Il y a d’abord eu Noël, qui a eu une saveur étrange cette année, à la fois joyeuse et un peu mélancolique. Je n’en garde que le meilleur. Le repas simple, mais chaleureux du 24 chez mes grands-parents et pour la dernière fois dans leur appartement. Notre premier repas de Noël en amoureux.

Et puis, après un périple en train corail / métro / TGV / TER, j’ai posé mes valises en Vendée chez les parents de l’amoureux. J’ai été plus qu’acceptée, j’y ai rencontré des gens formidables qui m’ont fait me sentir comme chez moi. J’ai profité de chaque instant au maximum, voulant savourer cette parenthèse tellement nécessaire. La mer en hiver, les vagues, le vent, les escapades en voiture, l’étang, les petits repas, les photos de famille avec les rires et l’attendrissement devant ce petit garçon déjà si adorable. Me blottir dans ses bras. Le voir bricoler avec son père, les discussions avec sa mère. Ce séjour gardera une place particulière dans mon cœur.

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Il a fallu rentrer, reprendre le rythme. Et ce fut difficile. La semaine de rentrée a été éprouvante : des élèves franchement démotivés et bruyants, du mal à se remettre au boulot, et un mal de tête qui m’a empoissonné plusieurs jours. On a repris la petite routine tellement agréable, la cuisine le soir. C’est fou comme je me suis habituée si vite à cette vie à deux…

Je n’ai pas tellement fait les soldes, par manque d’envie, de temps et surtout parce qu’entre ma voiture qui a fait des siennes et le déménagement, ça n’aurait pas été très raisonnable. J’ai quand même craqué pour une robe avant Noël. Et sur des bottines canon. Qui, évidemment, n’étaient pas en soldes…! Mais elles sont canon, elles me vont tellement bien et elles vont avec tout. Je ne pouvais pas ne pas craquer (hum hum…!)

D’ici trois semaines, j’aurais quitté Rouen et mon appartement. Pas sans pincement de cœur, mais avec une telle hâte que je m’impatiente et trépigne d’envie. Hier soir, nous avons été revisité l’appartement et je crois que le coup de cœur est encore plus fort. J’aime tout : la vue, les placards partout, la cuisine très bien aménagée, le duplex, les balcons où je me vois déjà planter des fleurs et lire en été. Il est calme, chaleureux, accueillant. J’ai hâte de vous le faire découvrir. Et hâte de voir nos deux noms sur la boîte aux lettres.