Les jolies choses #4

Une fin de dimanche bien pluvieux dans ma Normandie, de retour d’une belle journée mère-fille à partager un bon repas, suivi d’un goûter chez mes grands-parents. Il fait frais dans l’appartement, et s’il n’était pas déjà presque 19h, j’aurais bien envie d’un thé bien chaud pour me réchauffer. Je vais de clic en clic, de blog en blog, et l’envie de venir poser quelques mots ici se fait sentir. Me voici donc avec une note un peu « fourre-tout », pleine de ce que j’ai aimé cette semaine et de ce qui m’a donné le sourire. Des petits riens qui ne rempliraient pas une note à eux seuls, mais qui, additionnés, forment un joli patchwork.

***

La jolie découverte musicale du week-end. A écouter allongée dans l’herbe, le soleil dans les yeux. En voiture, la vitre ouverte qui laisse le vent s’engouffrer. Avec un thé dans la douceur de la maison. Seule ou avec la personne qu’on aime. Découverte grâce à la douce playlist partagée par Miss Blemish (merci).

Little May – Boardwalks 〉

***

La gourmandise de la semaine : un cake poudre d’amandes / pépites de chocolat, parfait pour le petit-déjeuner.

***

Le coup de foudre de ces derniers jours, ma paire de New Balance. J’avais envie d’une paire de chaussures un peu sport pour marcher tout en restant un peu élégante. J’avais envie de New Balance, mais j’avais du mal à trouver un modèle qui me plaise vraiment. Au départ, je voulais des bordeaux, mais impossible d’en trouver à ma pointure. Et puis, j’ai essayé celles-ci et ça a été le coup de foudre. Je suis tellement à l’aise dedans que j’ai du mal à remettre des talons !

***

La gourmandise dégustée en famille. Profiter de ma mère et de mes grands-parents avant le départ, et papoter autour d’un verre.

***

Et pour finir, un peu de lecture avec quelques articles parmi ceux que j’ai aimé cette semaine :

– Cette fois encore je n’allaiterai pas par Lexie Swing, dont je partage tout à fait les propos et dont la note m’a fait du bien tant elle est pleine de tolérance, d’ouverture d’esprit.

– Une balade en Suisse normande avec Miss Blemish, l’occasion de découvrir ce joli petit coin de Normandie pour un dimanche plein d’amour et de douceur.

– Une escapade en Baie de Somme avec les belles photos de Marie-Charlotte.

– Un blog dessin d’humeurs bien sympa avec les dessins drôles et tendres de Mathou.

***

Et vous, qu’est-ce qui vous a donné le sourire cette semaine ? Des coups de cœur à partager ? 

La parenthèse

Ces journées là m’avaient manqué. Se retrouver tous les deux, avec un petit air de vacances dans l’air. Prendre la route, avaler des kilomètres en musique, conversations à bâtons rompus. Bénir l’envie apparue (et immédiatement satisfaite) il y a quelques semaines, celle de prendre un billet d’avion pour passer un autre week-end prolongé de mai ensemble. Alors, dès jeudi soir, j’ai sauté dans l’avion, ma petite valise remplie de jeans, d’une marinière, de quelques tuniques à pois et de mes nouvelles New Balance, parfaites pour les week-end de vadrouille.

L’amoureux a eu l’idée de me faire découvrir Strasbourg, qu’il connait un peu. « Tu vas aimer, j’en suis sûr ». Il me connaît si bien. Strasbourg a été un coup de cœur, une ville que j’ai aimé tout de suite. Les petites rues étroites et emplies d’Histoire, les maisons à pans de bois qui m’ont rappelé un peu ma jolie ville de Rouen, les bords du fleuve, la Petite France. Chercher un peu cette place cachée derrière la cathédrale et déguster en terrasse une salade gourmande à souhait. Se laisser porter par nos pas, main dans la main. Se retrouver et savourer cette parenthèse si douce et si bienvenue, rien que tous les deux.

 

 

La salade magret / foie gras / rillettes dégustée Place du Marché Gayot. 

 

 

Photos personnelles.

Les chemins

Tu sais, quand j’étais petite, je rêvais d’être maîtresse d’école. C’est pas très original je crois, toutes les petites filles rêvent un jour de devenir maîtresse . Alors, un peu comme toutes les petites filles, en attendant de grandir, je jouais avec mon tableau à craie dans ma chambre avec des poupées et des Barbie en guise d’élèves. A un moment, je me souviens aussi que je pensais que caissière de supermarché était un métier marrant et je me souviens avoir dit à ma mère, un peu interloquée, que j’aimerais bien faire ça plus grande. A l’adolescence est venu mon rêve (inachevé) de devenir journaliste ou écrivain, et que je pourrais écrire dans une maison en bord de mer entourée de chats. En Terminale, j’ai un peu hésité à faire une fac de droit parce que j’avais trouvé un article sur une juge des enfants et je m’étais dit que c’était un boulot qui me plairait. Et puis, au final, j’ai pris une autre voie, j’ai suivi ma passion de l’Histoire qui m’accompagnait depuis que j’étais gamine. Au point même d’avoir eu envie de faire de la recherche, de devenir prof’ à la fac.

Je rêvais de vivre le grand amour, celui que tu vois dans les comédies romantiques, qui chavire tout. Je me disais que je pourrais quitter ma province pour descendre à Paris (oui, j’ai jamais compris pourquoi tout le monde dit toujours « monter à Paris, moi je suis au nord de Paris alors voilà, ça colle pas) et faire Science Po’ pour devenir journaliste politique.

Je me demande parfois à quoi ma vie aurait ressemblé si j’avais choisi une autre voie, si j’avais été en classe prépa’ après le bac, si j’avais été en fac de droit, si j’avais eu l’agrégation. Si j’avais été plus courageuse parfois, si j’avais plus cru en moi surtout.

Et puis, dimanche, je me suis baladée au bord de l’eau, dans la campagne, et je suis passée devant une maison. C’était une maison toute simple, sans rien de particulier. Il y avait un couple dans le jardin, une odeur de barbecue qui flottait dans l’air. Un petit garçon riait et jouait avec un chien. Et je me suis dis que c’était ça que je voulais. Tu sais, le cliché qui fait peur à certains, la vie qu’on peut trouver ennuyeuse. La jolie maison, le bonheur simple du grand amour qui chamboule tout, notre enfant qui joue dans le jardin, un barbecue le dimanche au soleil. Une bibliothèque bien remplie de livres, des voyages de temps en temps, de la sincérité, du confort, du partage. Et de la simplicité. Et se dire que tout ça est possible, réalisable. Que j’ai rencontré la personne qui veut vivre tout ça à mes côtés. Et ça, c’est pas rien, c’est même tout.

Ces derniers jours, je trépigne, je m’impatiente, je me fatigue, avec mon moral en montagnes russes, mes points d’interrogation sur mon avenir professionnel, les échéances qui arrivent. C’est sans doute pour cela que cette note est brouillonne, inaboutie. Mais parfois, ça fait du bien de laisser ses doigts courir sur le clavier et de se laisser entraîner au fil des pensées.

Les (petits) plaisirs #4

d9fb9349b9fcc51ba50047ae78148a84

Inaugurer le petit carnet noir à pois blancs acheté en Suisse au détour d’un joli magasin de décoration plein de jolies idées pour plus tard. Avoir envie de partager cette idée ici, aussi.

Savourer le banana bread préparé la veille au petit-déjeuner. Boire la dernière gorgée de café devant la fenêtre ouverte, et respirer l’air frais du matin.

La promenade ensoleillée au bord de l’eau. S’asseoir sur une pierre près de la rivière, et laisser le soleil me chauffer les joues. Profiter du silence. Marcher, sentir son esprit s’apaiser à chaque pas.

Discuter avec une amie de ses mésaventures sentimentales et d’autres, et mesurer sa chance, une fois de plus, d’être dans une relation saine, adulte, mature, enrichissante et sincère.

Les retrouver et se raconter nos vacances, et puis parler, rire, « tiens il faut vraiment qu’on fasse un restau’ un soir ».

Manger dehors au soleil et savourer cette jolie parenthèse dans une journée un peu triste.

Remplir un carnet de petites recettes, d’idées, d’envies piochées ici ou là.

Les fraises dégustées avec, pour la gourmandise, de la crème chantilly.

Sa foi en moi et ses mots pour me consoler d’une déception. Ses mimiques pour me faire rire. Penser à nos retrouvailles, nos vacances, nos projets. Et puis, le soutien si précieux de ma mère, des proches.

Tomber, avoir mal. Et se relever.

Et se souvenir…

fc2d0bc26570a04dc87ed967bdff90aa

Il y a des journées comme ça, que l’on voudrait garder comme des trésors. Dans une petite boite que l’on ouvrirait à l’envie et qui nous rappellerait ces moments si précieux où tout est doux et où tout parait possible. Le ciel bleu, le soleil, la douceur de l’air, l’odeur des fleurs du printemps. Le clapotis de l’eau qui accompagne chaque souffle. Le silence juste troublé par les oiseaux. Assise sur un banc, je me sens plus sereine que ces dernières semaines de fatigue et d’angoisse mêlées. Tout est à sa place, tout parait possible. Je me surprends à penser à l’avenir sans peur ni doutes.

Pourtant, rien n’est certain. Alors, j’ai envie de garder la trace de ce moment là, pour plus tard, pour les jours gris où mes travers referont surface. Garder le souvenir de cette journée où j’étais si bien, heureuse, confiante.

Ce moment où mes angoisses n’étaient plus qu’un vague souvenir dans mon esprit. Où je me sentais légère, confiante, forte. Ces moments où une promenade au bord de l’eau est une jolie parenthèse qui fait du bien au corps et à l’esprit. Ces moments où je pense à nous, au passé, à l’avenir. Où je mesure notre chance que nos chemins se soient croisés. Où je me retourne et me sens un peu fière. Où la moi peureuse et incertaine me paraît presque étrangère.

Et collectionner ces petits bonheurs, pour les savourer et pour les jours plus gris. Les découvertes, les balades, le silence, les mots et les gestes tendres. L’amour qui rend plus forte.

Y croire et tout donner, pour ne rien regretter.