Autour d’une petite robe noire

Les mots viennent parfois des choses les plus anodines sans qu’on sache vraiment pourquoi. Comme une robe.

La forme est simple, et peut paraître trop simpliste pour certain(e)s mais peu m’importe. La couleur, noire, pourtant n’est plus autant dans mes habitudes. Je le délaisse de plus en plus souvent, pour le bleu, le bordeaux, et les teintes camel, pour les sacs et les chaussures notamment. Mais voilà qu’elle est apparue au détour d’une visite nocturne sur le site d’une boutique fétiche. Elle était là, juste une petite robe noire en cachemire. Un nœud en satin à nouer derrière, une coupe parfaite pour moi. Depuis, je m’imagine la porter lors d’une journée d’hiver agrémentée de bottines camel et d’un rouge à lèvres rouge vif. Elle confirme, si besoin est, mon goût de plus en plus affirmé pour les pièces simples, sobres, élégantes, sans fioritures ni sans trop d’imprimés débordants.

La simplicité, la douceur, la sobriété, l’élégance, la bienveillance. Voilà ce que j’aspire à cultiver encore davantage dans cette trente-deuxième année de vie qui s’amorce.

Comme ce dimanche à l’ambiance automnale où l’on pourrait presque deviner les couleurs mordorées que prendront les feuilles d’ici quelques semaines. Un dimanche tout simple, pour ne pas penser au lendemain qui fait un peu peur et qui intimide. Un dimanche où on part s’aérer pour ne pas tomber dans le piège des « et si » et des remises en question perpétuelles et empoisonneuses. Juste profiter de ce moment partagé et se laisser séduire par une toute petite ville typique lovée au bord du Rhin. Et le partage qui fait sourire, celui de lui faire aimer mes artistes fétiches et indispensables.

Cultiver la bienveillance envers soi en se donnant le temps d’apprivoiser un nouvel environnement si différent. Le temps de trouver une place en espérant bien fort que tout ça n’est que le début. Lutter contre cette vague de tristesse et de nostalgie qui m’envahissent quand je m’assois sur les fauteuils rouges d’une salle un peu trop silencieuse et inconnue. Je repense à nos fauteuils bleus, à cette salle pleine de défauts, mais toujours chaleureuse, remplie de rires et des collègues devenues amies et elles me manquent plus encore. Il faut apprendre la patience, l’adaptation qui demande toujours du temps et de l’implication. Ne pas trop s’appesantir sur cette sensation étrange de n’être que de passage, un peu à part, et sur cette sensation de se sentir un peu mal à l’aise une fois les quarante minutes de cours terminées pour la journée. Croire que ce n’est qu’un commencement, que la première étape d’une route que j’espère longue et enrichissante.

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Pour les curieuses, la robe est ici.

Et puis, je me suis aussi lancée un défi, celui d’écrire un peu chaque jour. Pour lire ces petites pastilles du quotidien, j’ai créé une page ici et un Tumblr . L’idée n’est pas de remplacer les notes publiées ici, mais de les compléter, les inspirer parfois, toujours avec l’envie d’écrire et de partager.

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8 commentaires sur « Autour d’une petite robe noire »

  1. Coucou ma belle !
    C’est un très joli post que tu publies ici. Tu écris vraiment très bien 🙂

    (ps : la robe est toute belle, je suis sûre qu’elle te va à merveille !).

    A bientôt xx

    J'aime

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