Les (petites) envies du moment

J’aime faire des listes, fouiller sur le net, faire du lèche-vitrines et remplir mon mur Pinterest d’envies. Alors, pourquoi ne pas les partager ici de temps en temps ? Une liste de petites envies un peu futiles, mais indispensables à leur manière. Une liste ni exhaustive ni forcément à cocher d’une croix « acheté ». Alors, on y va ?

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#1 Montre à pois Les Partisanes :  ce n’est pas un secret, j’adore les pois. Et j’aime le bleu. Alors, quand je suis tombée sur cette belle montre, je ne pouvais que craquer. Je la trouve féminine, élégante, et j’aimerais vraiment l’avoir au poignet un de ces jours. Et le fait que ce soit du made in France n’est pas pour me déplaire, bien au contraire.

#2 Les roses noires de Jane Thynne : j’ai toujours des tas d’envies de livres à ajouter à ma bibliothèque. Celui-là, je crois que je l’ai trouvé une fois de plus via un profil Goodreads. Ce livre m’attire pour son mélange de roman historique qui se déroule en Allemagne dans les années 1930, une intrigue un peu policière.  Le résumé ? « 1933. Clara Vine, jeune actrice anglaise pleine d’ambition, part tenter sa chance à Berlin. Au cœur des studios mythiques de l’Ufa, elle se retrouve dans le cercle des femmes des hauts dirigeants nazis, dont l’impressionnante Magda Goebbels. Pour Leo Quinn, un agent du renseignement anglais, la jeune femme est la recrue idéale. Et, malgré le danger, Clara n’hésite pas à espionner ses nouvelles relations. Mais lorsque Magda lui révèle un lourd secret et lui confie une mission, toutes ses certitudes basculent. Clara est alors confrontée à un choix difficile. » Ce livre est le premier d’une série, à voir donc si le coup de coeur se confirme à la lecture !

#3 New Balance 996 Core beige : J’ai acheté mes premières New Balance au printemps dernier. J’avais besoin d’une paire de chaussures confortable, dans l’esprit sportswear chic, pour les balades en ville ou ailleurs. J’ai craqué pour un modèle gris, des 996, après avoir (en vain) cherché des bordeaux. Et je ne regrette absolument pas mon achat : elles sont hyper confortables, belles, et surtout la qualité est vraiment au rendez-vous car je les mets souvent et elles sont toujours comme neuves ! Je n’aurais jamais pensé les mettre autant à vrai dire, mais on est si bien dedans ! Bref, ces derniers temps, j’avais très envie d’une nouvelle paire pour la nouvelle saison. J’ai donc cherché…des bordeaux (oui, encore)…et finalement, j’ai craqué pour… des beige ! Toujours des 996 parce que j’aime leur côté un peu nubuck notamment. Je les fait figurer dans cette wish-list, mais, en fait, elles sont commandées et reçues depuis samedi (merci l’amoureux qui m’aura donc cette année offert mon cadeau de Noël…en mars !) ! Et ouf, elles me vont et sont très belles (même si j’ai peur que le beige soit vraiment salissant).

#4 Foulard Comptoir des cotonniers : pour ne pas attraper froid, pour agrémenter une tenue, j’ai bien envie d’un nouveau foulard et ce modèle repéré chez Comptoir des Cotonniers me plaît bien. Surtout que je vais avoir besoin de foulards mi-juin pour protéger ma gorge et ma cicatrice après mon opération de la thyroïde !

#5 Un peu de maquillage chez Une & Urban Decay : La blogosphère parle beaucoup de Une, cette marque de maquillages bio et j’ai bien envie de tester à mon tour. Je n’ai pas besoin pour le moment de maquillage et le site ne livre de toute façon pas en Suisse, mais à l’occasion, je finirais peut-être par craquer lors d’un passage en France pour un rouge à lèvres ou un fard à paupières ! Même si, en matière de fard à paupières, c’est surtout les palettes ultra-connues de chez Urban Decay qui me tentent depuis un bon moment.

#6 Marinière Hircus : Hircus est une marque que m’a fait connaître Darcy ! Il est toujours à l’affût de marques de bonne qualité, privilégiant le made in France ou tout du moins le made in Europe. Il a donc commandé deux pulls chez Hircus, spécialisés notamment dans le cachemire avec un rapport qualité / prix très bon. Mais Hircus a aussi une collection femme et propose des pulls basiques très chouettes. Et voilà qu’ils se mettent aux marinières pour le printemps ! Difficile de résister à la tentation…

#7 Bougie Tchaï de La Belle Mèche : les bougies parfumées et moi,  c’est une histoire un peu compliquée. Je suis assez sensible aux odeurs et comme j’ai (très) facilement mal à la tête, je n’aime pas les odeurs trop fortes ou écœurantes. Hors de question donc d’acheter des bougies parfumées de mauvaise qualité ou aux parfums trop prononcés. En revanche, j’aime beaucoup les bougies de La Belle Mèche que je trouve de très bonne qualité et j’ai très envie de tester leur bougie tchaï.

En « bonus », j’ai aussi envie de blouses / pulls imprimés pour le printemps. J’ai une relation compliquée avec les imprimés (hormis les pois, évidemment ^^) et j’ai donc très très peu d’imprimés dans ma garde-robe. Je n’aime pas les motifs fleuris, et je suis très difficile avec les autres imprimés. Mais, voilà, contradiction, envie de changer, de se bousculer, petit challenge, bref un peu de tout ça, pour le printemps, j’ai envie d’une ou deux blouses imprimés à mettre avec mes slims ! J’ai craqué pour ce pull chez Esprit, mais, malheureusement, il n’est plus disponible (ni en France, ni en Allemagne, ni même en Suisse), c’est bien dommage. Je continue à chercher, et puis, sait-on jamais, il va peut-être finir par réapparaître !

Et vous, quelles sont vos envies du moment ?

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Revenir, le sourire aux lèvres

J’ai un peu délaissé mon blog, les blogs d’ailleurs en général ces deux dernières semaines. Un manque d’inspiration, d’envie, un peu de fatigue, un hiver qui s’éternise et des rendez-vous ici et là. Me voilà de retour avec l’envie de remplir la page blanche de mots. De sortir de la petite boîte dans laquelle je m’enferme parfois, et d’écrire sur tout, quand j’en ai envie, sans me poser de questions. Et puis, de ne plus me limiter dans ce que j’ai envie d’écrire ici. Je l’avoue, parfois, je me mets des barrières, je m’enferme dans une petite boîte et je me pose trop de questions sur ce que j’écris ici. Et si j’arrêtais de me brider ? 

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Source 

Les paysages enneigés de la forêt noire, qui se dévoilent au gré des lacets escarpés sur la route vers Strasbourg. Avaler les kilomètres en musique, et renouer avec les albums laissés de côté sans trop savoir pourquoi. Passer par hasard devant les institutions européennes et s’émerveiller devant les jolies maisons de ce quartier de Strasbourg.

Le plaisir d’enseigner le français, de plus en plus fort. Trouver, au fil des semaines, un ou deux cours en plus, et nouer des contacts, se bâtir peu à peu une réputation. Sourire, rire même, devant les maladresses, les petites erreurs adorables. Se creuser la tête pour alimenter les prochaines séances. Entendre l’enthousiasme de sa nouvelle petite élève qui n’a pas envie d’arrêter le cours et de me laisser repartir.

Une éclaircie, là, qui s’installe, entre deux averses de pluie et de neige mêlées, et vite, vite, en profiter pour aller s’aérer et profiter, enfin, de quelques rayons de soleil bien trop rares. Découvrir une nouvelle balade au bord du Rhin et l’ajouter à la liste de nos promenades du dimanche.

Faire des listes, épingler des envies sur Pinterest. Et les partager avec vous, aussi, c’est prévu pour dans quelques jours. Recevoir un mail pour m’informer de l’envoi de ma commande.

Regarder le calendrier et penser que dans un peu plus d’un mois, je serais de retour dans ma Normandie pour une semaine de vacances, et j’ai hâte, tellement hâte. Cette fois, j’espère que le temps filera moins vite, mais il y aura déjà en moins le rush des fêtes de fin d’année. Et, un peu plus loin, ce week-end en amoureux en mai à réserver dans le Tessin.

Les vacances de cet été  déjà presque bouclées. Sourire à l’idée de lui faire découvrir enfin ce coin de Bretagne que j’aime tant. Et cette semaine en Vendée avec une invitée attendue, ma mère et  réussir enfin à  faire rencontrer nos parents (oui, en bientôt trois ans de relation, nos parents respectifs ne se sont vus que par Skype car les parents de Darcy ne peuvent pas se déplacer et les vacances de ma mère ne correspondaient jamais à nos dates à nous).

Le restaurant entre un couple expat’ (nous) et futurs expat’ (eux) Français et sourire à l’idée de ce couple qui va s’installer dans quelques semaines ici, et se dire qu’on pourra se faire une sortie à quatre ou même entre filles de temps en temps.

Les petites gourmandises et les bons petits plats des week-end. Des gaufres un dimanche, des crêpes la semaine d’après, des lasagnes maison ou un risotto au parmesan avec un verre de blanc le samedi soir. Les soirées du lundi devant Top Chef. Le petit rituel du thé quand il rentre du boulot et qu’on se raconte notre journée.

Et vous, vos sourires du moment ? Vos petits plaisirs ?

Simone et les autres

Simone elle, est née en 1920 dans la campagne de l’Eure. A cette époque, les femmes sont vues comme des mineures perpétuelles, sous la tutelle d’un père, d’un mari, voire même d’un fils plus tard. Le code civil le dit, l’affirme depuis 1804 : « le mari doit protection à la femme, la femme doit obéissance à son mari ». Simone, sa mère, sa tante, et toutes les autres, elles n’ont pas le droit de travailler sans l’autorisation de leur mari (1965). En 1920, la femme doit avant tout être une mère, une loi assimile la contraception à l’avortement qui est considéré comme un crime. Pourtant, la femme n’a aucune autorité au regard de la loi sur ses enfants (1970). Simone, elle en a vu des changements dans sa vie. Elle a voté pour la première fois, sa petite fille à peine née, en 1945. Elle a connu les bouleversements du MLF et des mouvements féministes, les combats de celles qui partagent son prénom, la création du Planning Familial, la contraception en 1969, la légalisation de  l’avortement en 1974 et la reconnaissance, enfin, qu’une femme peut décider de ce qu’elle fait de son corps. Elle a vu apparaître le divorce par consentement mutuel, la mixité à l’école, les lois sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes, la parité, les femmes en politique.

Simone, elle n’était pas féministe. Non, c’était une femme toute simple de la campagne, loin des combats et des agitations, qui s’est mariée à l’âge de vingt-trois ans avec un agriculteur d’un village voisin. Elle a toujours travaillé avec son mari, sans statut véritable, elle a élevé leurs trois enfants. Elle n’a sans doute pas choisi grand chose dans leur vie de couple, parce que c’était souvent comme ça, on ne demandait pas souvent son avis à une femme. Elle a été heureuse, sans doute. Elle était vive, joyeuse, malicieuse, elle faisait la meilleure tarte aux abricots du monde. Elle est devenue grand-mère. Elle est devenue ma grand-mère.

Simone, elle n’était pas féministe. Mais moi, Céline, sa petite-fille, oui, je le suis. Je me suis toujours passionnée pour ces combats, pour ces femmes connues ou anonymes qui se sont battues, qui se battent, pour cette quête encore inachevée de l’égalité des sexes.Se battre contre le harcèlement de rue, les sifflets dans la rue, les visions effrayantes encore trop répandues sur le viol, les violences conjugales, le droit à la maîtrise de son corps et donc la défense indéfectible de la contraception et de l’avortement. Se battre contre les inégalités salariales, les préjugés, le plafond de verre, le sexisme en politique et le sexisme ordinaire. Se battre contre ceux qui oppriment les femmes un peu partout dans le monde, qui les enferment dans des carcans, qui leur interdisent de conduire, de se découvrir, d’aller se baigner sur une plage, d’être libre tout simplement.

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Parce qu’être féministe, ce n’est pas vouloir être supérieure aux hommes, ce n’est pas opposer les sexes. Non, c’est se battre pour l’égalité. Partout, tout le temps. Se battre pour chaque femme puisse être traitée à égalité avec chaque homme. Le 8 mars, c’est pour ce combat. La journée internationale des droits des femmes, et non la journée de la femme comme on le lit et l’entend encore trop souvent. Surtout, ce n’est pas une journée pour offrir des fleurs ou proposer des réductions aux clientes féminines. Parce que Simone, moi et les autres on mérite bien mieux que ça.