Les (petits) plaisirs #6

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Lire alors que l’orage gronde et la pluie tambourine sur les carreaux. Le dernier roman (ou presque car j’attends la sortie en poche de « La maison du lac ») qui me reste à lire de ma chère Kate Morton. Découvrir un univers, une atmosphère et être transportée. Un hamburger poulet – guacamole – mozzarella. Trinquer à nos trois ans. Acheter deux robes en soldes en espérant qu’elles m’iront une fois arrivées à bon port. Le masque à l’argile du dimanche matin et sentir sa peau toute douce après. Se dégourdir les jambes au bord du Rhin pour admirer le fleuve si haut qu’il recouvre même le banc sur lequel j’aime, l’été, m’asseoir pour lire au bord de l’eau. Admirer, malgré la foule de la saison touristique, les chutes qui se déchaînent comme rarement et qui couvrent toutes nos tentatives de conversations. Les tortillas improvisés pour déguster le reste du guacamole avec un rosé frais. Le plaisir non-coupable de la petite sieste. Cacher un peu les cernes en se maquillant et décider d’enfiler une jolie robe même pour rester à la maison. Déguster un thé sur le balcon et sourire en voyant les adorables chatons de nos voisins courir et jouer dans l’herbe. Retrouver Carrie, Miranda, Charlotte et Samantha avec l’envie subite de revoir, une fois de plus, l’intégrale de Sex and The City. Acheter une romance légère soldée à moins d’un euro sur Amazon. Recevoir la première robe et « ouf » elle me va et « ouf » elle est jolie. Profiter de la douceur du soir pour aller marcher un peu après le dîner, et se retrouver en pleine campagne à cinq minutes en voiture. L’odeur de l’herbe fraîchement coupée. Juillet et les vacances qui pointent le bout de leur nez. Avoir hâte de lui faire découvrir ce coin de Bretagne que j’aime tant.

Et puis, sentir son corps se remettre, évacuer la fatigue et se sentir bien.

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L’odeur des pivoines

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Une jolie surprise qui toque à la porte, et mon regard surpris aux larmes de voir des fleurs m’être livrées. Le cœur qui sursaute en lisant la carte. L’odeur des pivoines qui font oublier celle de l’hôpital et qui fait flotter un air de printemps ensoleillé dans la chambre.

Le plaisir infini de l’eau chaude qui coule sur les épaules endolories.D’une bouillotte qui détend les muscles mis à mal par l’opération.

Sa présence, son attention, ses gestes. Savoir qu’il est là, que je peux me reposer sur lui, que je ne suis pas seule, mais aimée, entourée, épaulée.

Les messages de soutien, pour savoir comment je vais, qui étonnent parfois tant on ne les attendait pas. Comme le mail de cette maman d’élève. Votre présence, votre réconfort. Et ma mère, au bout du fil, si loin, mais si proche, quand des larmes de fatigue coulent sur mes joues et qu’elle me rassure avec sa douceur et ses mots.

Le croissant dégusté avec un thé bien chaud sur l’aire d’autoroute sur la route du retour pour reprendre des forces, et le plaisir de retrouver ce goût français qui me manque trop souvent.

Rentrer chez soi, et retrouver son lit douillet après quatre jours d’hôpital. Enfiler une tenue confortable, legging et tee shirt large devenus l’uniforme de ces jours à la maison.

Un gommage corps tout doux de chez Avène. Mettre un peu de fond de teint pour atténuer les marques de fatigue et peindre à nouveau ses ongles en rouge. Regarder dans le miroir et aimer les reflets bruns-roux qui apparaissent çà et là et qui n’attendent que le soleil pour se révéler encore davantage.

Prendre le temps, s’écouter, se reposer, lire quelques pages, feuilleter des revues et découvrir des articles qui font sourire. Les mots de Célie dans Simple Things. Cet article de Flow sur ma librairie fétiche à Rouen.

Remplir des listes de livres à lire, toujours et encore. Commencer un nouveau roman, le dix-huitième de l’année et choisir un livre un peu léger pour ces journées de convalescence « Un doux pardon » de Lori Nelson Spielman.

Retrouver le plaisir de lire des blogs avec mon mug de thé ce matin. Lire les jolis mots sur la toile, et réorganiser un peu les flux de mes blogs fétiches pour en ajouter d’autres au fil des clics.

S’offrir une petite sieste après manger, sans culpabiliser, et sentir son corps se détendre peu à peu.

Les tomates-mozzarella-basilic, avec quelques tranches de jambon fumé, huile d’olive et vinaigre balsamique, comme un avant-goût de vacances.

Ce joli plateau qui me plairait beaucoup. Ce mug aussi, d’ailleurs.

Commencer à regarder Outlander et s’émerveiller devant les paysages écossais, l’esthétisme et l’atmosphère qui se dégagent de cette série. Savourer doucement les épisodes les uns après les autres. Et rêver encore plus d’un road-trip en Ecosse.

Le soleil qui fait quelques apparitions longtemps attendues et le sentir réchauffer mes joues quand je m’installe quelques instants sur le balcon.

Un vendredi encerclé dans le calendrier, et un anniversaire. Celui de nos trois ans, c’est si peu et tant à la fois.

Image : Annie Spratt 

Revenir, le sourire aux lèvres

J’ai un peu délaissé mon blog, les blogs d’ailleurs en général ces deux dernières semaines. Un manque d’inspiration, d’envie, un peu de fatigue, un hiver qui s’éternise et des rendez-vous ici et là. Me voilà de retour avec l’envie de remplir la page blanche de mots. De sortir de la petite boîte dans laquelle je m’enferme parfois, et d’écrire sur tout, quand j’en ai envie, sans me poser de questions. Et puis, de ne plus me limiter dans ce que j’ai envie d’écrire ici. Je l’avoue, parfois, je me mets des barrières, je m’enferme dans une petite boîte et je me pose trop de questions sur ce que j’écris ici. Et si j’arrêtais de me brider ? 

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Les paysages enneigés de la forêt noire, qui se dévoilent au gré des lacets escarpés sur la route vers Strasbourg. Avaler les kilomètres en musique, et renouer avec les albums laissés de côté sans trop savoir pourquoi. Passer par hasard devant les institutions européennes et s’émerveiller devant les jolies maisons de ce quartier de Strasbourg.

Le plaisir d’enseigner le français, de plus en plus fort. Trouver, au fil des semaines, un ou deux cours en plus, et nouer des contacts, se bâtir peu à peu une réputation. Sourire, rire même, devant les maladresses, les petites erreurs adorables. Se creuser la tête pour alimenter les prochaines séances. Entendre l’enthousiasme de sa nouvelle petite élève qui n’a pas envie d’arrêter le cours et de me laisser repartir.

Une éclaircie, là, qui s’installe, entre deux averses de pluie et de neige mêlées, et vite, vite, en profiter pour aller s’aérer et profiter, enfin, de quelques rayons de soleil bien trop rares. Découvrir une nouvelle balade au bord du Rhin et l’ajouter à la liste de nos promenades du dimanche.

Faire des listes, épingler des envies sur Pinterest. Et les partager avec vous, aussi, c’est prévu pour dans quelques jours. Recevoir un mail pour m’informer de l’envoi de ma commande.

Regarder le calendrier et penser que dans un peu plus d’un mois, je serais de retour dans ma Normandie pour une semaine de vacances, et j’ai hâte, tellement hâte. Cette fois, j’espère que le temps filera moins vite, mais il y aura déjà en moins le rush des fêtes de fin d’année. Et, un peu plus loin, ce week-end en amoureux en mai à réserver dans le Tessin.

Les vacances de cet été  déjà presque bouclées. Sourire à l’idée de lui faire découvrir enfin ce coin de Bretagne que j’aime tant. Et cette semaine en Vendée avec une invitée attendue, ma mère et  réussir enfin à  faire rencontrer nos parents (oui, en bientôt trois ans de relation, nos parents respectifs ne se sont vus que par Skype car les parents de Darcy ne peuvent pas se déplacer et les vacances de ma mère ne correspondaient jamais à nos dates à nous).

Le restaurant entre un couple expat’ (nous) et futurs expat’ (eux) Français et sourire à l’idée de ce couple qui va s’installer dans quelques semaines ici, et se dire qu’on pourra se faire une sortie à quatre ou même entre filles de temps en temps.

Les petites gourmandises et les bons petits plats des week-end. Des gaufres un dimanche, des crêpes la semaine d’après, des lasagnes maison ou un risotto au parmesan avec un verre de blanc le samedi soir. Les soirées du lundi devant Top Chef. Le petit rituel du thé quand il rentre du boulot et qu’on se raconte notre journée.

Et vous, vos sourires du moment ? Vos petits plaisirs ?

La gratitude

Photo : Jonathan Pendleton

J’ai la chance d’avoir un toit au-dessus de ma tête et de manger chaque jour à ma faim. J’ai la chance d’être en bonne santé. De pouvoir marcher, courir, sauter, danser, respirer, rire. Vivre et respirer l’air à pleins poumons. J’ai la chance de ne pas avoir froid, de vivre dans le confort. J’ai la chance de vivre sereinement sans me soucier de savoir si je pourrais payer mes factures ou mon loyer. J’ai la chance de pouvoir penser librement, d’écrire, de lire ce que j’ai envie. J’ai la chance de pouvoir m’habiller comme je le veux. J’ai la chance de pouvoir décider de ce que je fais de mon corps de femme. J’ai la chance, le luxe même, de pouvoir me réjouir des petites richesses de la vie, du superficiel pourtant si essentiel qui rend tout ça plus joli. Une jolie robe, une nouvelle écharpe, un rouge à lèvres. J’ai la chance d’avoir des parents qui m’ont aimé, qui m’aiment, et qui m’ont transmis des valeurs importantes. J’ai la chance d’avoir pu faire des études, les études que je souhaitais, et d’avoir réussi à faire le métier que j’aime. J’ai la chance d’avoir eu le choix de ma vie. D’avoir le choix, chaque jour. J’ai la chance d’avoir quelqu’un à mes côtés qui me connaît par cœur, qui connaît mes failles, mes doutes, mes défauts. Et qui m’aime pour ce que je suis. Et que j’aime pour tout ce qu’il est. J’ai la chance d’avoir trouvé celui qui a envie de faire des projets avec moi.

Ça peut paraître banal, niais même à certain(e)s. Pourtant, ces vérités, on a bien trop tendance à les oublier. A les perdre de vue. A force de se plaindre des petits tracas de la vie, de critiquer tout un chacun pour des broutilles. Pourtant, ça me paraît essentiel de ne pas oublier tout ça. De s’arrêter quelques instants au milieu du quotidien qui peut être usant, et de mesurer sa chance. Même si tout n’est pas rose, non, jamais, même si il y a des jours sans. La route est parfois sinueuse, pleine d’embûches oui. Mesurer sa chance, être reconnaissante, ce n’est pas voir la vie à travers des lunettes roses et ne pas voir le gris, ce n’est pas se voiler la face, ce n’est pas s’isoler du monde. Ni être naïve ou niaise. Non, c’est tout le contraire. C’est avoir conscience que la vie est parfois dure, injuste. Et la savourer d’autant plus.

En quoi êtes-vous reconnaissant(e) aujourd’hui ? Cette question toute simple peut vous amener à penser positif même dans une journée noire.Tous les jours, en cherchant un peu, il est possible de noter une action ou une pensée qui vous a rendu heureux(se). Cela peut être une parole, une scène du quotidien, un sourire, une blague, un texto, tout ce qui est susceptible de vous faire sourire. 

source : Le défi gratitude de Biobeaubon

¤ Le rituel d’un thé bien chaud en revenant de mon cours de français.

¤ Ses petits mails dans la journée, comme ça, pour pas grand chose, juste parce qu’il pense à moi.

¤ Entendre la clé dans la serrure chaque soir. L’entendre s’endormir chaque soir à mes côtés.

¤ Vibrer au son du dernier Coldplay. Avoir un sourire grand jusqu’aux oreilles à la découverte de leur dernier clip et danser sous ses yeux amusés dans l’appartement.

¤ Avoir du temps à soi et pouvoir déguster un chaï latte devant un téléfilm de M6. Ou enchaîner les épisodes de Chicago Fire une fois les cours prêts.

¤ Les fêtes qui se rapprochent, et surtout les retrouvailles avec la France. Les lumières de Noël un peu partout autour de nous.

¤ Les discussions du soir durant lesquelles on se prend à rêver de notre maison. Du parquet, une grande bibliothèque, une cheminée. Et des petits pas qui résonnent sur le sol.

¤ Vous, ici, sur Twitter, Instagram et votre fidélité, vos petits mots toujours si jolis.

¤ Savoir qu’elle va bien, et être heureuse pour elle.

¤ Les petites applications qui permettent de regarder les programmes français.

¤ Se sentir si bien à faire cours, et profiter de ces instants qui passent si vite.

¤ Avoir des tas de livres en attente, et toujours plein d’envies qui se bousculent.

¤ Ce moment où on se raconte notre journée. Où on fait la cuisine tous les deux. Où on se cale devant la télé’ pour regarder « N’oubliez pas les paroles ». Le scotcher en connaissant bien les paroles, et rire à ses approximations et à ses imitations.

¤ Recevoir un mail, un courrier qui donne le sourire.

Et vous alors, de quoi êtes-vous reconnaissants ?

Bande son : Coldplay – Adventure of a lifetime 

C’était octobre

Octobre, tu auras été un mois compliqué. Des jours sans, le moral en berne parfois, des moments d’incertitude, de doutes. Et puis, des éclaircies. Novembre s’annonce déjà plus serein…

(source)

¤ Une escapade en France le temps d’un samedi ensoleillé. S’offrir un restaurant en amoureux, déguster un risotto et un verre de vin blanc.

¤ Partir à la recherche du manteau parfait pour l’hiver, et avoir un coup de foudre pour un manteau chez Comptoir des Cotonniers. L’essayer, se trouver jolie dedans, voir l’approbation dans ses yeux. Et sentir sous ses doigts la douceur de la laine.

¤ Trouver et craquer un peu pour agrémenter le manteau l’écharpe parfaite, et s’offrir une écharpe toute douce chez Sézane. Sourir grand grand en recevant le colis si joliment emballé, déchirer un peu fébrilement le papier qui l’entoure et l’enrouler autour de son cou, toujours le sourire bien accroché.

¤ Le retour des collants. Mettre des jolies robes. Mes bottines Sézane. Avoir envie de craquer pour une nouvelle paire, mais se raisonner.

¤ Aller s’aérer en forêt, faire une bonne balade et entendre le bruit des feuilles sous ses pas.

¤ Mettre du rouge sur ses lèvres et sur les ongles. Rouge Baiser et Essie, les fidèles compagnons toujours là.

¤ Déguster au retour un thé à la châtaigne avec une petite gourmandise, deux carrés de chocolat blanc suisse acheté comme ça, juste pour le plaisir.

¤ Le rituel du dimanche soir, éplucher, couper, sentir son esprit s’apaiser au rythme du couteau. Sentir l’odeur de la soupe maison qui embaume l’appartement et la déguster bien chaude, dans un bol avec une tartine de pain croustillant.

¤ L’inattendu dans la boîte aux lettres, le sésame tant attendu, le permis de résidence que j’aurais eu tant de mal à obtenir. Sentir ses épaules bien plus légères, respirer, se dire que désormais tout sera plus simple.

¤ Des baisers dans le cou. Sa foi en moi et sa capacité à être positif, toujours.

¤ Une balade automnale au bord du Rhin, et le coucher de soleil époustouflant contemplé en silence.

¤ Candidater pour un poste pour lequel je n’ai pas l’expérience demandée, mais le faire, pour tenter et ne rien regretter.

¤ Prévoir le retour en France pour les fêtes de fin d’année et avoir hâte de revoir Rouen, ma famille et les indispensables. Rire sur Skype avec elles et prévoir notre repas de retrouvailles juste avant Noël.

¤ Trouver un bon petit restaurant ici, avec un serveur souriant, un menu en anglais, un burger. Le partager avec lui et cet autre Français qui va peut-être venir s’installer par ici. Savourer le fait de parler Français et partager son expérience.

¤ Lire le dos bien calé sur l’oreiller et s’évader vers d’autres lieux, d’autres histoires.

¤ Boire du thé, et attendre avec impatience la commande Dammann qui devrait arriver cette semaine.

¤ La jolie surprise du matin, l’air entraînant et le titre qui fait sourire. La magie Coldplay qui agit, encore et toujours. Et puis le nouveau Sara Bareilles qui tourne déjà en boucle et sa voix qui donne des frissons.

¤ Ecrire un peu chaque jour, et la satisfaction d’arriver à tenir enfin un challenge. Et retrouver le plaisir de partager ici.

Photos personnelles hormis la première

Seeds of gold

La semaine passée aura été éprouvante, stressante, le moral en berne, le stress trop envahissant. Les questions qui tourbillonnent, qui empêchent de trouver le sommeil. Mon hyper-sensibilité qui me fait prendre tout trop à cœur, qui accentue tout et empoisonne parfois ma recherche de sérénité. J’aimerais être plus forte parfois, moins apeurée et angoissée par les petits tracas du quotidien. Ma semaine troublée par mes problèmes administratifs, toujours et encore. J’ai fini par craquer devant un énième bureau, j’ai failli fondre en larmes. J’aurais donc perdu un mois à naviguer d’une information fausse et contradictoire à une autre, à rencontrer des gens fermés, obtus, incompétents même parfois. J’ai dû hausser très fort la voix au téléphone pour qu’on daigne me répondre. Tout ça pour rien. En soi, ce n’est pas grave, mais ce fut…usant. Cette semaine, il m’a manqué une amie, là, tout près de moi, pour aller boire un thé et manger un Cheesecake et parler de tout, de rien, lui parler de nous, de mes envies, de mes peurs. Parce que parfois, les mails et Skype ne suffisent pas.

Et puis, là, à l’aube de cette nouvelle semaine qui débute, une semaine de vacances avec le début du « autumn break » de deux semaines ici, j’ai envie d’ouvrir la fenêtre et d’aérer en grand mes pensées et de ne garder que les graines de soleil parsemées ici et là dans une semaine un peu grise.

Les journées ensoleillées de l’automne, le ciel bleu et les arbres que j’aperçois de ma fenêtre. Profiter du temps clément pour aller s’aérer au bord du Rhin et marcher, marcher, marcher, jusqu’à sentir son esprit un peu plus apaisé.

Les revoir sur Skype et passer une bonne heure à papoter comme si j’étais là, avec elles, rire, s’échanger les derniers ragots, prendre des nouvelles et juste profiter de les voir. Elles me manquent tant, et j’étais si heureuse ce soir là de les revoir enfin.

Profiter d’un rendez-vous médical en France pour s’offrir des plaisirs gras et ne pas être raisonnable en allant faire un peu de shopping. Mais voilà, c’était trop tentant. J’avais envie d’un chemisier tout simple bleu clair, un gilet camel pour l’agrémenter, oh tiens un joli top imprimé au motif automnal et ce gilet tout doux bordeaux qui irait si bien avec. Renouer avec ce plaisir devenu trop rare du shopping comme ça, juste pour se faire plaisir, et aussi, soyons honnêtes, pour se faire du bien au moral.

Le temps qui se rafraîchit dehors, et renouer avec le thé dégusté après le repas. Un de plus dans la journée, décidément, je suis une thé-addict.

Le rituel du vendredi, celui du rendez-vous sur Skype mère/fille. On a chacune une tasse de thé, qu’on déguste devant l’écran. On se raconte notre semaine, les détails qui ne tiennent pas toujours dans un mail. Elle trouve toujours les mots, là derrière l’écran, pour me remonter quand je suis un peu en bas, pour me rassurer quand je suis angoissée.

Lire après son départ au travail, au chaud sous la couette, avant d’aller prendre un petit-déjeuner. Lire le soir avant de dormir, rituel devenu indispensable. Parfois, deux heures, parfois à peine quinze minutes.

Lui avoir fait aimer AaRON et écouter ensemble ce groupe si cher à mon cœur. La balade en voiture le long du lac de Zürich en musique. Les mots et les notes qui touchent toujours le cœur et le font battre vite.

Ce verre en terrasse en guise de petit apéro sur cette place ombragée avec de l’orgue en fond sonore qui donne une ambiance de fête foraine un peu rétro.

L’odeur du poulet rôti qui embaume tout l’appartement et le goût vanillé de sa panacotta.

Le dimanche qui fait du bien. Tout se dire, même ce qui fait un peu mal parfois, se heurter et se retrouver. Se retrouver, parler, avancer ensemble. Etre heureux, là, ensemble, ici.

La balade autour du lac, les montagnes pour horizon, tomber un peu amoureuse de cette ville si charmante au bord de l’eau. Flâner au soleil, s’asseoir sur un banc pour regarder le paysage sans avoir besoin de parler, juste nos mains qui se frôlent.

(bande son – AaRON – Seeds of gold

Photos personnelles (à l’exception de la première trouvée sur Pinterest)

Les (petits) plaisirs #5

Mettre du vernis rouge et renouer avec le plaisir des mains joliment mises en valeur. Une robe à pois achetée pour rien à Camden Market, vite devenue une pièce fétiche. Les essentiels, du bleu, des pois, du camel, du rouge sur les ongles et les lèvres.

Prévoir les futures escapades. Prendre la route, et aller découvrir Züg, son lac, sa vieille ville. La petite balade du dimanche, les incontournables, faire découvrir à une partie de sa famille les chutes du Rhin et Schaffhausen. Le vent, les paysages qui se font plus montagneux. Il fait bien gris, mais c’est pas grave, on profite quand même.

Se trouver belle et avoir même du mal à se reconnaître sur une photo. Et un selfie plein d’amour.

Le voir si heureux, comme un enfant le matin de Noël, devant sa nouvelle voiture. L’odeur du neuf. Les petites routes de campagne et leurs lacets.

Recevoir des mails de mes grands-parents, si emplis de tendresse et de malice.  Les discussions mère-fille sur Skype.

 Voir l’appartement prendre forme, le nombre de cartons diminuer peu à peu. Les livres enfin à leur place dans les étagères.  Retrouver son bureau, familier, chaleureux, et pianoter sur le pc.

Déguster un thé en faisant le tour des blogs. Découvrir les nouvelles perles de chez Comptoir des Cotonniers. Avec dans les oreilles, les trois premières pépites du dernier AaRON attendu avec impatience.

Un livre qui en chasse l’autre. Lire quelques pages, quelques chapitres, le dos calé derrière l’oreiller avant de dormir. Lire au bord de l’eau. Chasser vite la déception et, chose rarissime, le roman abandonné, et passer, vite, à autre chose.

L’apéro improvisé du soir, une bière sur le balcon, l’écouter me raconter sa journée, parler de tout et de rien. Avant de faire la cuisine en duo.

Prendre les baskets et partir en forêt, au pied de l’appartement. Monter, respirer, l’air pur, les arbres, la nature. Un banc, un livre, s’asseoir et lire.

Et le vent qui tourbillonne.

La liste de mes envies

Elles sont futiles, profondes, pour certaines bientôt réalisées, des projets encore flous, un peu en vrac. Ce sont mes envies, peut-être que certaines resteront des idées un peu vagues, des rêves jamais réalisés. D’autres arriveront sans doute, ou seront oubliées dans cette liste qui se veut ni exhaustive ni prescriptive. Elles sont là pour rêver un peu, bousculer le quotidien parfois, faire avancer. Et, surtout, avant tout, pour faire sourire

Crédit photo : Quentin Douchet – Flickr

¤ Aller admirer le coucher du soleil en amoureux en haut de la dune du Pila.

¤ Revoir AaRON en concert (et ne pas penser à cette occasion manquée, le concert le jour de ma fête dans mon ancien chez moi).

¤ Aller à New York en amoureux.

¤ Lire Anna Karénine et rattraper le retard accumulé dans ma liste de livres à lire.

¤ Aller marcher tous les jours en forêt ou au bord du Rhin.

¤ Se mettre à la course à pieds.

¤ Remplir le carnet des idées de recettes à préparer à deux.

¤ Rejoindre un groupe d’expat’ et se faire des liens dans notre nouvel environnement.

¤ Voir – enfin – Coldplay en concert.

¤ Lui faire découvrir Londres & Rome. Découvrir ensemble Amsterdam, Prague, Vienne, Copenhague…

¤ Lire toujours plus en anglais.

¤ Déguster une glace sur le remblais des Sables d’Olonne, une autre à St-Gilles pendant notre escapade vendéenne.

¤ Retourner à Rouen et revoir ma ville sous un œil neuf.

¤ S’offrir un séjour détente avec spa / hammam

¤ Aménager notre appartement pour en faire un petit cocon.

¤ Marcher dans la neige.

¤ Un week-end en amoureux en Alsace au moment des marchés de Noël.

¤ Etre toujours plus tolérante envers soi-même. Et moins susceptible aussi parfois.

¤ Ecrire.

¤ Trouver vite un travail (épanouissant et excitant).

¤ Lire au bord du Rhin à l’ombre des arbres.

¤ Apprendre, découvrir, cultiver sa curiosité.

¤ Déguster des grillades sur le balcon avec une bière bien fraîche les soirs d’été.

¤ Adopter son nom.

¤ Voir mon ventre s’arrondir et passer de 2 à 3.

 

Et vous, quelles sont vos envies ? 

Les (petits) plaisirs #4

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Inaugurer le petit carnet noir à pois blancs acheté en Suisse au détour d’un joli magasin de décoration plein de jolies idées pour plus tard. Avoir envie de partager cette idée ici, aussi.

Savourer le banana bread préparé la veille au petit-déjeuner. Boire la dernière gorgée de café devant la fenêtre ouverte, et respirer l’air frais du matin.

La promenade ensoleillée au bord de l’eau. S’asseoir sur une pierre près de la rivière, et laisser le soleil me chauffer les joues. Profiter du silence. Marcher, sentir son esprit s’apaiser à chaque pas.

Discuter avec une amie de ses mésaventures sentimentales et d’autres, et mesurer sa chance, une fois de plus, d’être dans une relation saine, adulte, mature, enrichissante et sincère.

Les retrouver et se raconter nos vacances, et puis parler, rire, « tiens il faut vraiment qu’on fasse un restau’ un soir ».

Manger dehors au soleil et savourer cette jolie parenthèse dans une journée un peu triste.

Remplir un carnet de petites recettes, d’idées, d’envies piochées ici ou là.

Les fraises dégustées avec, pour la gourmandise, de la crème chantilly.

Sa foi en moi et ses mots pour me consoler d’une déception. Ses mimiques pour me faire rire. Penser à nos retrouvailles, nos vacances, nos projets. Et puis, le soutien si précieux de ma mère, des proches.

Tomber, avoir mal. Et se relever.

Les premiers rayons du printemps

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Les jours qui rallongent, et pouvoir aller s’aérer après le travail. Le soleil, qui réchauffe le cœur. Les fleurs colorées aux arbres, les jonquilles dans les jardins, les arbres qui retrouvent leurs feuilles.

Ranger, pour plusieurs mois, les pulls chauds, les bottes, et ressortir les petits hauts et les robes plus légères. Avoir envie d’une paire de ballerines rouges.

Cultiver sa passion pour les motifs à pois. Craquer pour une robe et aller se l’offrir en fin de semaine, parce que parfois, ça fait du bien de se faire un petit cadeau, comme ça, sans vraie raison.

Retrouver le calme de l’appartement le soir et se rafraîchir avec un Coca Light en lisant vos blogs.

Recevoir un mail, sentir son cœur s’accélérer, une nouvelle opportunité professionnelle qui se présente. Ne pas en parler, pas encore, par superstition peut-être. Avoir envie d’y croire. Se sentir un peu terrifiée et se dire que ça pourrait être chouette.

Déguster les premières fraises de l’année, comme ça, juste avec un peu de sucre ou une petite banane coupée en morceaux. Le retour de la salade tomate / mozzarella. Le plaisir des salades colorées et légères qui se dégustent avec le sourire.

Ces deux jours réservés à Londres début juillet, avec les copines du boulot, une manière parfaite de terminer notre année et ce chapitre de ma vie.

L’officialisation du départ, et les réactions qui font gonfler le cœur, m’émeuvent. Je n’aime pas les départs, et celui-là sera plein d’émotions. S’arrêter et regarder ses élèves, soupirer, être nostalgique, fière aussi un peu. Profiter des collègues et des rires en salle des profs.

Aller marcher au bord de l’eau, avec pour seuls accessoires des lunettes de soleil et mes écouteurs. Respirer l’air pur, sentir les tensions accumulées se dissiper au fil des pas.

Et les premières notes du nouvel album de Raphaël qui présage d’un nouveau bijou.